Aller au contenu

Sérigraphie & broderie

Sérigraphie ou flocage : guide comparatif

Compare sérigraphie et flocage pour clubs, entreprises ou ateliers selon quantité, placement et tenue au lavage. Points communs, différences techniques, usages,

Thibault Pierre Mis à jour le 23 septembre 2026 7 min de lecture

Sérigraphie ou flocage : guide comparatif

L'essentiel

Compare sérigraphie et flocage pour clubs, entreprises ou ateliers selon quantité, placement et tenue au lavage. Points communs, différences techniques, usages,

RubriqueSérigraphie & broderie
TechniqueSérigraphie
Lecture7 min de lecture
Mis à jour23 septembre 2026

Sérigraphie ou flocage : ce guide compare les deux procédés pour aider un acheteur de marquage (club, entreprise, association) ou un atelier à décider selon la quantité, le placement et la tenue au lavage. Le format suit le duel demandé : points communs, différences techniques et pratiques, usages recommandés, checklist opérationnelle et liens officiels à consulter.

Sérigraphie (A)

Ce qu’elles ont en commun

Les deux techniques exigent un fichier propre et adapté. Pour la découpe ou le tracé net, le vectoriel est requis. Pour des images matricielles, les formats conseillés sont PNG ou TIFF à 300 dpi en taille réelle. JPG ne gère pas la transparence et pose donc des limites pour certains placements. La préparation des fichiers inclut la vérification des couleurs : RVB pour l’écran, CMJN pour l’impression, et la gestion du blanc lorsque le procédé le nécessite.

Le choix ne se limite pas toujours à ces deux options : le DTF et la broderie entrent aussi en jeu selon la série, comme le montre notre guide pour comparer les techniques d’impression textile.

Les emplacements possibles couvrent la poitrine, le dos, les manches et les zones large surface. Avant tout marquage, il est nécessaire de vérifier les droits d’utilisation du visuel et la licence des polices. La conformité du vêtement au marquage doit être contrôlée : un vêtement classé EPI suit des règles spécifiques et le marquage peut faire perdre la conformité. Pour un EPI, la notice fabricant et la fiche technique du vêtement sont des documents à consulter impérativement.

Sur le plan opérationnel, les deux procédés renvoient à des fiches techniques fournisseurs pour les paramètres de pose et d’entretien. La presse à chaud, la poudre adhésive, les encres ou les films ont chacun une fiche technique (TDS) qui précise température, temps et pression ; ces paramètres sont liés et doivent être repris au cas par cas sur la TDS du produit utilisé.

Sérigraphie (A)

Définition et principe : la sérigraphie utilise un écran par couleur et une racle pour transférer l’encre sur le textile. Elle met en œuvre des encres plastisol ou à l’eau et implique la création d’écrans et d’un calage pour chaque couleur de la composition.

Points forts : la sérigraphie permet un rendu en couches épaisses souvent perçu comme « coulé » sur le tissu. Les tons directs Pantone sont possibles et des effets spéciaux comme le gonflant ou les métallisés peuvent être réalisés. Elle est particulièrement adaptée aux grandes séries où les coûts fixes d’écran et de calage se répartissent sur de nombreux exemplaires.

Technicien réalisant une impression en sérigraphie sur textile avec un cadre et de l'encre
Photo HONG SON / Pexels

Rendu : coulé, adapté aux aplats et aux couleurs directs. Effets : gonflant, métallisé, encres spéciales. Rentabilité : favorable en séries importantes en raison des coûts fixes.

Limites et contraintes : la sérigraphie nécessite un écran par couleur, ce qui la rend moins adaptée aux petites séries ou aux visuels multicolores très détaillés. Le choix du maillage d’écran se fait en fils/cm et la conversion possible est fournie (fils/cm ↔ fils/pouce) dans les ressources techniques. Sur textile foncé, une sous-couche blanche peut être nécessaire. Certaines encres plastisol sont incompatibles avec des certifications textiles comme GOTS ; il faut vérifier la compatibilité des encres avec les labels visés.

Contraintes techniques opérationnelles : le bon choix de maillage conditionne le niveau de détail; la présence d’une couche blanche d’impression sur textile foncé est à planifier; le séchage ou tunnel de cuisson doit être adapté aux encres utilisées, selon la fiche technique fournisseur. Enfin, pour un vêtement de protection, la notice fabricant doit être consultée avant tout marquage, car le marquage peut altérer la conformité.

Flocage (Flex / Flock) (B)

Définition et principe : le flocage comprend le flex, film vinyle découpé au traceur et pressé sur le vêtement, et le flock, film velours posé de la même manière. La technique repose sur un film thermocollant ou thermofusible appliqué à la presse à chaud.

Points forts : le flocage est idéal pour les noms, numéros et personnalisations individuelles. Il offre un rendu très net, adapté aux petites séries et aux pièces à la demande. Quand la fiche technique du film est respectée, la résistance au lavage est satisfaisante.

Application d'un motif de flocage par transfert à chaud sur un textile
Photo HONG SON / Pexels

Rendu : net, adapté aux textes et aux numéros. Usage : personnalisation à l’unité et petites séries. Durabilité : dépend de la TDS du film/encre et des consignes d’entretien transmises au client.

Limites et contraintes : le flocage fonctionne généralement une couleur par couche. Superpositions possibles mais elles augmentent l’épaisseur et peuvent poser des limites esthétiques et techniques. Les dégradés et les détails fins sont mal adaptés. Le vectoriel est obligatoire pour la découpe et l’échenillage est une étape manuelle à prévoir. Le choix entre flex PU et PVC a des implications techniques et de conformité : les films PVC plastifiés peuvent exclure certaines certifications comme GOTS.

Contraintes juridiques et EPI : éviter tout transfert sur bandes rétroréfléchissantes d’un EPI. Avant de marquer un EPI, consulter la notice fabricant et la fiche technique du vêtement.

Tableau synthétique comparatif

Le rendu chiffré est renvoyé aux infographies dynamiques et aux composants dédiés. Ci‑dessous, un tableau qualitatif synthétise les différences sans chiffres.

Sur les petites séries, le flocage prend l’avantage, alors que la sérigraphie devient intéressante quand les quantités montent. Pour des textes et des numéros, le flocage donne un rendu très net ; la sérigraphie, elle, ouvre un choix d’effets spéciaux plus large que les quelques finitions de film disponibles en flocage. Côté labels comme GOTS, tout dépend des encres utilisées en sérigraphie et du film choisi en flocage, certains films PVC étant exclus. Dans les deux cas, demandez avant de commander la fiche technique (TDS) de l’encre ou du film, et vérifiez la notice d’entretien du vêtement.

Cas pratiques et verdicts par usage

Club sportif (maillots + noms/numéros) : si la commande porte sur des maillots en série et des visuels en aplats, la sérigraphie s’impose souvent pour la rentabilité et les effets possibles. Pour des personnalisations individuelles (noms/numéros sur chaque maillot), le flocage est adapté à cause de sa modularité et de la facilité de pose à l’unité.

Goodies et éditions limitées (T-shirts événementiels) : pour des tirages à l’unité ou des petites séries avec personnalisation, le flocage facilite la gestion. Si la commande dépasse un seuil où les coûts fixes d’écran deviennent amortissables, la sérigraphie peut produire un rendu et un coût par pièce plus compétitif.

Tenue de travail et polos logotypés : la décision se fait entre image souhaitée et fréquence d’utilisation. La sérigraphie ou la broderie peuvent convenir selon le rendu voulu. Attention particulière aux vêtements soumis à réglementation : l’apposition d’un marquage sur un EPI doit être précédée de la consultation de la notice fabricant et de la fiche technique du vêtement.

Produits étiquetés « éco » ou labellisés : n’utiliser aucune allégation environnementale générique sans preuve. Citer des labels précis comme GOTS ou OEKO‑TEX suppose de vérifier la compatibilité technique avec l’encre ou le film et de produire les sources datées le jour J.

Checklist avant d’envoyer un fichier à l’atelier

Droits du visuel et licence de police confirmés. Format fichier adapté : vectoriel pour découpe, PNG/TIFF 300 dpi taille réelle pour DTF/DTG selon la demande. Emplacement autorisé sur le vêtement et vérification EPI si concerné. Fiche technique du film, de l’encre ou du transfert (TDS) consultée et jointe. Consignes d’entretien à transmettre au client en accord avec la TDS. Vérifier compatibilité encres/films avec labels visés (ex. GOTS) avant toute allégation.

Liens utiles et textes officiels à consulter

Pour chaque affirmation réglementaire ou chiffre technique, ouvrir et citer la source primaire le jour de la rédaction. Les documents à consulter obligatoirement sont : Légifrance pour les textes français cités, EUR‑Lex pour les règlements et directives européennes, ECHA pour les restrictions REACH et PFHxA, et BOFiP pour les aspects fiscaux cités dans le dossier. Les notices et fiches techniques fournisseurs (TDS) doivent être ouvertes pour chaque produit cité avant toute instruction de pose ou d’entretien.

Une série à marquer sur cette technique ? On transmet votre demande à un atelier proche de chez vous.

Demander un devis
Thibault Pierre

Thibault Pierre

Journaliste — Thibault Pierre écrit sur la sérigraphie, la broderie et le flocage, ainsi que sur les commandes de textile…

Voir tous les articles de Thibault Pierre →

Un logo, 50 polos, une date ? Demandez votre devis marquage.

Demander un devis